C’est une journée triste. Un après-midi d’octobre pluvieux et frisquet.
De ces jours où l’on ne guette rien, dont on ne se méfie pas tellement l’été s’est éternisé et semble avoir élu domicile permanent.
Marilène marche. Il pleut. Des gouttelettes froides traversent le coton mince de sa veste et glissent sur sa peau. Elle est en retard mais ne presse pas le pas. Elle méritait la retenue que son professeur lui a imposée. Cependant, en ce prélude à la soirée d’Halloween, elle se demande si on n’a pas laissé filer une occasion de déroger à la règle.
C’est qu’au cours de l’après-midi, Marilène s’est bêtement endormie au lieu de réaliser l’exercice de grammaire.
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Marilène marche et grelotte. C’est la résignation qui s’inscrit dans sa démarche. Comme si le corps acceptait sans broncher les assauts du ciel. Une sorte d’imperméabilité.
Les arbres décharnés se penchent sur elle. Le vent est violent et menace de gâcher la soirée d’Halloween. Mais Marilène s’en fout. Elle ne paradera pas dans son costume préféré. Elle ne remplira pas la citrouille de plastique. Elle ne s’amusera pas à découvrir les merveilles sucrées et les croustilles entassées dans les mignons sachets miniatures. Et ne partagera pas les friandises avec sa famille.
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